[http://www.lmsoft.com/] d) La fièvre. Rappelons encore une fois que toucher aux Voies Biliaires relève d'interventions délicates. D'une part parce qu'il s'agit de canaux très petits, et d'autre part parce que la bile en rétention chronique n'est pas un liquide " propre ". Aussi, il est possible que les interventions se réalisent dans une certaine urgence, et que le patient aie des épisodes fiévreux récurrents à cause d'une angiocholite latente notamment. Surtout, lorsque des calculs sont présents en grand nombre, ils sont eux aussi des facteurs d'infection. D'où une fièvre possible jusqu'à leur destruction par angiographie, ou jusqu'à leur élimination par les voies digestives naturelles une fois les dilatations effectuées permettant leur passage. En cas de fièvre prolongée, le radiologue interventionnel ou l'anesthésiste peut décider de " déclamper " le drain. C'est-à-dire ouvrir à nouveau le petit bouchon situé à son extrémité externe et y relier la poche destinée à recevoir la bile. On peut ainsi diminuer la pression dans les voies biliaires. e) La fuite autour du drain Lorsque les pansements sont réalisés quotidiennement, il n'est pas rare d'observer des petites croûtes qui se sont formées autour de l'orifice d'introduction du drain. Elles peuvent provenir de la bétadine qui a séché entre deux pansements ou de la " fibrine " (sorte de liquide permettant la cicatrisation). Néanmoins, il n'est pas impossible qu'une anomalie se présente en interne sur le drain (drain qui se bouche partiellement) ou sur la voie biliaire empruntée due à l'apparition de nouveaux calculs qui pourraient obstruer le passage de la bile. Auquel cas, c'est de la bile qui peut sortir autour du drain et il conviendrait alors sous contrôle médical de le " déclamper " et d'y relier la poche sous vide. f) La mobilisation du drain On a vu un peu plus haut que le drain est maintenu à la peau par un ou plusieurs fils de suture. Lorsque l'on parle de mobilisation, il s'agit d'un déplacement du drain soit en interne soit en externe. Par exemple, la poche de bile qui lui est attachée, si elle est trop lourde (trop remplie) peut tirer sur le drain et ce dernier risque de sortir de son emplacement initial. Ou encore, un mouvement brusque ou un coup dans le drain dans sa partie externe peut également le tirer. Ou encore, à l'inverse, les intestins peuvent " aspirer " le drain, qui peut être amené à s'enfoncer davantage dans le corps du patient. Peu de douleurs sont associées à ces mobilisations intempestives du drain, si ce n'est des douleurs au niveau des points de suture qui sont par conséquence, davantage sollicités par les mouvements du drain. La suture permet la stabilisation du drain, mais ne permet en aucun cas de résister à une traction exercée sur le cathéter. Même si, dans ces cas, cela ne revêt pas de caractère dramatique, ni d'urgence, il convient d'en avertir le service qui a procédé aux interventions afin de convenir soit d'un rendez-vous exceptionnel, soit d'une procédure particulière à effectuer. En aucun cas, il ne faut agir seul(e), sans avis médical avisé de l'équipe qui s'est occupée du patient.
La DILATATION CALIBRAGE PERCUTANEE PAR DRAIN BILIAIRE EXTERNE-INTERNE- 7
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